Aller au contenu. | Aller à la navigation


Outils personnels

This is SunRain Plone Theme
Vous êtes ici : Accueil / accueil / 3 / 2 / Les dernières publications du site

Les dernières publications du site

Euralens, des réalisations et des projets

Euralens, des réalisations et des projets

Notice d'accompagnement

Les

Les clusters d'Euralens, introduction générale

 

 

 

 

Selon un article de J. Bouinot paru en juillet 2005 sur le site internet http://cybergeo.revues.org, un cluster peut être défini comme « la concentration géographique d'entreprises interdépendantes qui fournissent des biens et des services dans des secteurs économiques proches» Au sein d'un cluster, on trouve à la fois :

- un pôle de recherche, de développement (par le biais d'un centre de recherche, d'une université),

- un pôle de formation (lycée, centre de formation spécialisé, CFA),

- des entreprises d'un même secteur économique.

L'idée selon laquelle la proximité géographique et sectorielle favoriserait le développement économique n'est pas, en soi, nouvelle puisqu'elle apparaît au États-Unis au XIX° siècle avec les travaux d'Alfred Marshall sur les villes industrielles de Birmingham et de Sheffield. Cependant, les principes sont redéfinis et actualisés par Mickael Porter dans les années 1990. D'après cet économiste américain, les clusters ou grappes, seraient l’un des principaux facteurs de la compétitivité économique des territoires. En effet, pour lui, les relations entre des entreprises géographiquement proches induiraient un meilleur apprentissage, une diffusion de l’innovation plus forte et donc une plus grande compétitivité des entreprises intégrées à cet espace. On touche là aux caractéristiques nouvelles induites par le concept de cluster à savoir qu'il s'agit d'une proximité d'entreprises dont les activités appartiennent à la « nouvelle économie » ou « économie de la connaissance ».Dans cette économie « nouvelle », la principale ressource des territoires est devenue le capital humain, vecteur de savoir, de créativité et d’innovation.

Les clusters connaissent un succès certain auprès des acteurs de l'aménagement du territoire dans la mesure où ils sont souvent perçus comme étant synonymes de croissance économique, de création d’emplois et de cohésion sociale. Ils occupent donc une place importante dans leurs stratégies territoriales et notamment dans le cas de projets d'aménagement de régions peu dynamiques ou en reconversion. Des exemples comme celui du Pays Basque espagnol montrent que des clusters innovants peuvent représenter un atout réel pour les territoires en difficulté. En situation périphérique, le Pays Basque faisait traditionnellement fuir les investisseurs en raison notamment de son l’enclavement. Ce territoire, dont le taux de chômage était supérieur à 30 % dans les années 1980,  ne disposait d’aucun atout pour assurer sa mutation  vers l’économie de la connaissance. La stratégie d'aménagement a d'abord reposé sur une plus grande innovation dans les filières traditionnelles. Dès 1991, le Pays Basque espagnol est le premier territoire à expérimenter le concept de cluster avec l’appui de M. Porter lui-même. Des clusters prioritaires ont été définis dans des secteurs traditionnels (industrie du papier, sidérurgie, automobile, machine à outils, industries portuaire.), mais aussi plus nouveaux (électroménager, environnement, informatique, télécommunications, transport logistique, aéronautique et audiovisuel). Au nombre de treize, les clusters basques génèrent aujourd’hui 45 % du PIB régional.

C'est aussi dans une stratégie de définition de priorités qu'ont été imaginés les clusters Euralens. Dès le début de l'année 2010 est mis en place sous l'influence du Préfet du Pas-de-Calais et du Président de Région un groupe de travail chargé d'étudier les modalités pour faire de l'arrivée du Louvre-Lens un vecteur de dynamisme économique. En effet, si dés cette époque les implications urbanistiques de l'arrivée du Louvre sont envisagées, il n'en est rien des aménagements prévus pour pouvoir prétendre à ce que le territoire d'accueil de ce musée bénéficie de retombées économiques. Tout démontre au contraire que les milieux économiques ne s’approprient ni l'annonce de l'implantation du musée (2004) ni même la pose de la première pierre (2009). Un groupe de travail piloté par le sous-préfet de Lens (à l’époque Mme Pétonnet) va, dans un premier temps, questionner les enjeux et les atouts du territoire d'Euralens. Ce groupe de travail dégage quatre axes prioritaires :

-développer l'attractivité des territoires,

-développer le tourisme au sein de ces mêmes territoires,

-développer la formation,

-mettre en place des clusters.

 

Le groupe analyse la réussite de Bilbao et du musée Guggenheim en constatant que celle-ci repose sur le développement de secteurs d’activités dans lesquels le territoire basque connaissait déjà une situation privilégiée. Ce groupe de travail propose dès lors de s’inspirer de Bilbao en développant les spécificités économiques du territoire d'Euralens comme autant de pôles d’excellence : logistique en utilisant la plateforme Delta3 préexistante, éco-matériaux et performance énergétique autour du CD2E, économie du sport et du bien-être, métiers d’art et numérique culturel...Le groupe de travail va soumettre sept propositions d'orientation pour un développement économique du Louvre-Lens à l'assemblée générale d'Euralens de juin 2010. De ces propositions adoptées vont émerger cinq des six clusters Euralens (document 1).
 

Pour autant qu'il puisse être associé à des mutations parfois réussies, le terme cluster désigne un concept très évolutif aux contours parfois difficiles à cerner. Si la démarche de définition des clusters choisie par Euralens s'inscrit dans des procédures initiées par des villes comme Bilbao, les clusters de l'association se démarquent  par une spécificité revendiquée. En effet, Euralens affirme que ses clusters sont durables. Les choix de communication de l'association visibles par le biais de son site internet montrent d'ailleurs cette volonté forte d'afficher une thématique de ce type. Avant même de définir la notion de cluster et de présenter ceux-ci, le site internet propose aux visiteurs un schéma explicatif basé sur une analogie entre cluster et végétal (http://www.euralens.org/clusters-durables.html). Cette orientation est une constante en matière de communication et de principes de fonctionnement de l'association : Passer d'un territoire noir (l'extraction minière par essence non renouvelable) à un territoire vert et bleu (couleurs qui symbolisent, au contraire, certains aspects du développement durable). Il y a manifestement une volonté de rupture par rapport à certaines activités induisant un développement exogène et la volonté de développer au contraire des capacités endogènes de développement (synonymes de développement durable).


 

Il existe six clusters Euralens. Certains sont opérationnels parce que déjà en activité depuis quelques années  (ils ont d'ailleurs parfois servis de modèle à suivre pour illustrer des pratiques satisfaisantes). D'autres en sont encore au stade de projets. Les acteurs à l'origine de leur création ou de leur développement sont pluriels. Pourtant, au-delà de ces différences, tous ont été définis comme représentant des secteurs stratégiques dans lesquels un potentiel de développement (présent ou futur) était envisageable. Leur inscription dans la démarche d'Euralens leur a octroyé de fait une labellisation qui rend leur identité particulière facilement lisible. De même, ces clusters inscrivent leur développement futur à différentes échelles : leur lien avec l'échelon régional (financement) est fort mais ils s’insèrent dans des dynamiques territoriales nationales voire européennes. On pourra dès lors jouer de ces ressemblances pour interroger les six clusters Euralens avec des problématiques communes comme :

- Sur quelles réalités perçues ou réelles du territoire l'existence de ce cluster trouve-t-elle ses fondements ?

- Comment ce cluster s’insère-t-il ou s'insérera-t-il à différentes échelles ?


Proposition de corpus documentaire

 

 

Document 1 : synthèse de l'Assemblée générale d’Euralens du 1 er juillet 2010 Sept propositions pour un développement économique durable autour du Louvre-Lens (source site internet de la Mission Bassin Minier: http://www.missionbassinminier.org/fileadmin/user_upload/images/projets/grands-projets/louvre_lens/Euralens_-_7_propositions_pour_le_developpement_economique__2_.pdf)

Les territoires d'Euralens, des territoires à imaginer et aménager

Les territoires d'Euralens

Des territoires à imaginer et aménager

 


Notice d'accompagnement



 

Présentation

 

A l'échelle locale, une centralité lensoise réaffirmée

 

Euralens est un acteur qui a choisi une forme d'existence associative (voir notice d'accompagnement : Euralens, un acteur) pour agir sur des territoires sur lesquels il assure une forme de gouvernance (document n°1).

 

Le mode opératoire d'Euralens, dans sa volonté de transformation de ses territoires, passe par la labellisation de projets portés par des adhérents ou membres de l'association. L'analyse de la carte des projets labellisés par l'association (document n°2) montre de grandes disparités au niveau des dynamiques d'implication des communautés d'agglomération et des communes dans ce processus. Les projets labellisés sont majoritairement situés sur la Communauté d'Agglomération de Lens-Liévin. Elle représente un premier cercle dont l'implication dans l'association est forte. Un second cercle, toujours dans cette logique d'analyse du nombre de projets labellisés, est constitué des territoires de la Communauté d'Agglomération d'Hénin-Carvin et d'Artois com. Les projets labellisés y sont moins nombreux et correspondent souvent à une vague de labellisation plus tardive. Enfin, au regard des critères mentionnés plus haut, d'autres territoires comme la Communauté d'Agglomération du Douaisis ou la Communauté Urbaine d'Arras se caractérisent par une implication faible. On peut donc affirmer que l'adhésion aux modalités de transformations qu'Euralens tente d'initier est variable selon les territoires.

L' explication principale réside dans le fait que les besoins de mutation ne sont pas les mêmes au sein de ce périmètre de gouvernance assez vaste. Le passé minier et les conséquences socio-spatiales de l'arrêt de cette activité engendrent des besoins partagés par le premier et le second cercles. Ce passé commun lié à l'extraction minière est présent dans la communication visuelle que l'association a choisie par le biais de son logo. Celui-ci met en avant l'objectif d'une transition d'un passé «noir» vers un futur vert et bleu. Les enjeux d'avenir pour la Communauté Urbaine d'Arras par exemple, ne sont pas les mêmes, expliquant ainsi une moindre implication dans les projets.

 

 

A l'échelle régionale, l'ouest du bassin minier

 

Le territoire d'Euralens est constitué, en partie, par le versant ouest du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Les territoires d'Euralens s’insèrent donc dans un ensemble plus vaste qui s'étend sur une centaine de kilomètres de l'est (des communes de Sebourg à Condé sur l'Escaut) à l'ouest (commune d'Enguinegatte). Développée durant plus de deux siècles, l'extraction minière a entraîné des conséquences spatiales multiples, telles que l'organisation urbaine, qui est l'un des éléments les plus notables. L'ex-bassin minier se caractérise par la présence de nombreuses villes dont la création, très rapide, a été motivée par l'exploitation du charbon. Le taux d'urbanisation y est élevé, les densités de population sont fortes (650 habitants/km2) et la population nombreuse (1,2 millions d'habitants). Ce réseau urbain se caractérise par une absence de centralité forte.

Le paysage urbain est lui aussi une conséquence de cette urbanisation liée à l'exploitation minière : existence de terrils, logements miniers omniprésents, schémas urbains typiques. D'autres données communes parfois médiatiquement surexploitées ne sont pas négligeables : faibles mobilités de certaines populations, image dégradée, moindre attractivité des territoires, indices de développement humain plus faibles que dans d'autres parties de la région Nord-Pas-de-Calais.

L'ex-bassin minier doit, dans son ensemble, traiter la problématique de la reconversion économique de ces territoires depuis la fin de l'exploitation minière. Cette question se décline en de nombreuses variantes selon notamment le calendrier de fermeture des fosses qu'ont vécu ces territoires et des solutions de reconversion apportées à l'époque.

Un dernier point de convergence est représenté par la recomposition institutionnelle forte de ces dernières années. On assiste à une montée en puissance des communautés de communes et d'agglomérations. Ces territoires de projets cherchent ainsi à transcender les territoires hérités de l'exploitation minière. Le périmètre de gouvernance d'Euralens s’intègre donc dans un espace plus vaste avec lequel il partage des caractéristiques géographiques et des problématiques1.


A l'échelle européenne, une intégration à une Europe du Nord-ouest fortement peuplée et urbanisée

Figure géographique structurante de l'espace européen mentionnée dés 1973 par R. Brunet, la mégalopole européenne traverse l'Europe du Lancashire à la Toscane en passant par la vallée du Rhin. Autrement appelée dorsale européenne, cet espace se caractérise notamment par de très fortes densités de population, une concentration urbaine forte et des espaces très productifs. Sa forme et ses dimensions correspondent aux principaux flux d'échanges qui se sont établis eu Europe à partir du XIIIème siècle avec, initialement, la présence de deux pôles : celui de Vénétie-Lombardie-Toscane au sud et celui des « Pays-Bas » au sens large au nord. La France, pour des raisons historiques, n'a été que partiellement concernée par l'intégration à cet espace. L' Alsace, une partie de la Lorraine et le Nord-Pas-de-Calais en font cependant partie.

Les territoires d'Euralens appartiennent donc à cette dorsale européenne. Cette intégration constitue d'ailleurs un des leviers que l'association entend utiliser pour mener à bien la reconversion envisagée. La communication qu'Euralens a choisi de privilégier par le biais de son site met en avant ce qu'elle considère comme un atout. En effet les territoires d’Euralens sont cartographiés à une échelle qui rend compte de leur intégration à cette partie de l'Europe (documents n°3 et n°4). Cette appartenance et les potentialités qu'elle implique ont été prises en compte initialement lors de l'implantation du Louvre à Lens et, par la suite, dans le cadre de la labellisation de certains projets.

On peut citer trois d'entre eux dont la dimension européenne est recherchée voire revendiquée :

  • Euralogistic (http://www.euralogistic.com). Situé sur un site déjà reconnu à l'échelle européenne (plate-forme multimodale Delta 3 de Dourges), ce projet constitue l'un des clusters que l'association cherche à développer.

  • Le pôle d'échange métropolitain de Sainte Henriette. Son ambition est de constituer à terme une nouvelle halte du TGV Lille-Paris et donc de se connecter au réseau européen des transports ferroviaires rapides.

  • Les sites commémoratifs de la Grande Guerre. Les sites de Souchez et d'Ablain-Saint Nazaire cherchent à affirmer le caractère international des flux qu'ils vont attirer pour les quatre années à venir.


Place dans le programme

 

 

Classe de terminale : La France dans l’Union européenne2.

 

 

On peut travailler cet acteur dans une séquence dédiée au sujet d'étude : Les transformations de l'espace productif et décisionnel. Selon les Instructions Officielles de Janvier 2009 modifiées en Septembre 2013 : « On met en évidence les permanences, les mutations et la diversité des espaces productifs et décisionnels français dans le cadre de la mondialisation. On montre en particulier la concentration des fonctions de commandement, de recherche et d’innovation dans les métropoles. »

 

ou

 

Acteurs et enjeux de l’aménagement des territoires français

 

« Il ne s’agit pas de traiter l’historique de l’aménagement du territoire en France.

En s’appuyant sur l’étude d’exemples d’aménagements, on fait apparaître la complexité des enjeux de l’aménagement des territoires aujourd’hui (compétitivité des territoires, équité territoriale, gestion durable). On identifie le rôle des acteurs, en particulier les collectivités territoriales, l’Etat, l’Union européenne. »

 

L'approche

 

Parmi les nombreuses problématiques possibles se rattachant aux territoires d’Euralens, on pourra en privilégier deux qui permettent d'aborder avec les élèves un certain nombre de notions à la fois complexes et centrales dans le cadre de l’étude de cette partie de programme :

  • Quels enjeux d'avenir Euralens identifie-t-elle pour les territoires dont elle assure la gouvernance ?

  • Sur quelles caractéristiques perçus de ses territoires l'association compte-t-elle s'appuyer pour aider à porter ces projets ? Quelle est sa lecture des atouts et des contraintes des territoires qui lui sont confiés ?

  • Plus globalement, est-il souhaitable dans un contexte de mondialisation qui induit métropolisation et continentalisation de vouloir développer une centralité au sud de Lille ?

Répondre à cette première question implique de se demander quels sont les enjeux d'avenir identifiés par l'association et relayés par ses adhérents. Euralens est un acteur de l'aménagement des territoires qui lui sont confiés et, à ce titre, se doit d'être porteur d'un vision prospective. En observant la communication qui est la sienne par le biais du site internet (http://www.euralens.org) mais aussi par les choix des labellisations opérés jusqu'alors, on s’aperçoit que l'association regroupe les enjeux territoriaux en quatre points qui interagissent fortement :

- Développer le rayonnement et l’attractivité des territoires, changer l'image de cette partie de l'ex-bassin minier. Cet enjeu territorial, initié par l’implantation du Louvre-Lens est celui que le visiteur du site de l’association va trouver le plus facilement dès la page d’accueil (http://www.euralens.org/territoire.html). Les projets labellisés contiennent tous un ou plusieurs éléments qui répondent à cet enjeu. Ainsi le cahier du label 2013 mentionne dans la partie « mode d’emploi » que le label « sert également l’attractivité et la promotion d’un territoire en mutation ».

- Réussir la reconquête des territoires pour les orienter vers la 3ème révolution industrielle. L’enjeu est ici de placer les territoires d’Euralens à l’avant-garde des préconisations de l'économiste américain Jérémy Rifkins remises au Conseil Régional suite au travail réalisé en 2013 (document n°5). Cet enjeu est véhiculé dans la communication graphique de l’association par le biais de son logo.

- Développer les activités touristiques. Différents projets labellisés cherchent ainsi à créer une offre de tourisme à la fois complémentaire et différente de celle proposée par le Louvre-Lens. On peut évoquer ici le tourisme lié aux sports et notamment aux sports de plein air, à la mémoire (sites de la première guerre mondiale), au patrimoine architectural. L’objectif est bien sur celui d’une captation de flux touristiques sur une période supérieure à celle induite par la seule visite du Louvre.

- Affirmer la nouvelle centralité lensoise. Comme le montre le site de l’association (http://www.euralens.org/grande-agglo/lens-ville-capitale.html), Lens est présentée comme étant appelée dans un proche avenir à jouer le rôle de centre d’un pôle métropolitain.

 

Analyser les enjeux choisis par l’association implique de comprendre quelle lecture est faite des atouts et faiblesses des territoires gouvernés. Parmi les atouts perçus et présentés comme tels, on peut citer :

- L’intégration à la mégalopole européenne mentionnée plus haut. Celle-ci a pour conséquence l’existence de potentiels touristiques importants (de nombreux Européens aux revenus importants) mais aussi la présence de moyens de transport multiples pour supporter ces flux (documents n°3 et n°4).

- La présence de nombreux espaces verts préservés.

- L’existence de paysages construits et hérités de l’extraction minière (terrils et chevalements par exemple) qui constituent un patrimoine à mettre en culture.

- La tradition sportive des territoires qui a induit la présence d’équipements sportifs nombreux et variés.

- Les nombreuses créations d'emplois que connaît le secteur de Lens.

 

Euralens communique sur des atouts réels des territoires en ayant soin de les envisager à différentes échelles. Toutefois, le site ne mentionne pas véritablement les faiblesses de ces territoires. Elles sont pourtant majoritairement les mêmes que celles du reste du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. On peut y ajouter une spécificité liée à la proximité de la métropole lilloise. Il est vrai que le bassin de Lens crée des emplois mais ceux-ci sont majoritairement pourvus par des Lillois en raison d’une inadéquation entre offres d’emplois et qualification de la main d’œuvre locale2.

On pourra, dans le cadre de l'introduction d'une dimension prospective à l’enseignement de la géographie, proposer aux élèves de commencer par imaginer le devenir de ces territoires dans vingt ou trente ans. Ce récit peut prendre des formes diverses (narration écrite, mise en scène, PechaKucha…). Il serait alors pertinent de le confronter à la vision qu’a Euralens de l’avenir de ces territoires. Cette première approche permettrait de demander aux élèves d’interroger ce qui fonde leurs représentations de l’avenir : « De quels éléments partez-vous pour imaginer ce scénario ? » pour ensuite leur demander d’enquêter sur le bien-fondé des éléments qu’ils imaginent (les statistiques confirment-elles, par exemple, ce dont sont certains les élèves, à savoir qu’il n'y a pas d’emplois à Lens ?). Cette phase de confrontation entre territoires perçus et réalités permettra d’aborder de manière critique la lecture qu’Euralens a des atouts et faiblesses de ses territoires. On pourra ainsi demander aux élèves de relever des atouts qu’ils n’avaient pas évoqués mais aussi des contraintes qu’Euralens passe sous silence.


Pistes de réflexion
 

Cette lecture des territoires se doit, bien sûr, d’être conduite à différentes échelles pour montrer en quoi les territoires d’Euralens partagent des problématiques avec d’autres espaces (une partie de l’Europe, le bassin minier, la région) mais connaissent une situation singulière. On pourra dans ce sens interroger les élèves sur leur perception des enjeux d'autres territoires qu'ils connaissent physiquement ou virtuellement (par le biais des médias par exemple).

Ce travail sur les atouts et faiblesses des territoires peut être l'occasion d'une analyse des territoires vécus de l'élève :

« Quel peut-être l'avenir de ma ville, de mon quartier ?

Quelles vont être ses relations avec les territoires proches ? Plus lointains ?

Quels projets sont à l'étude pour mon territoire ? Qui décide ?

En quoi ma ville est différente des villes voisines ? Que partagent-elles ? »

L'analyse de territoires médiatisés par l'implantation du Louvre-Lens est donc l'occasion d'une réflexion autour des notions de proximités, de similitudes, de différences des territoires.

 

 

Proposition de corpus documentaire


 

Les éléments de ce corpus sont majoritairement constitués par des documents issus du site d'Euralens, mentionné plus haut. Ils permettent à la fois de travailler sur des données régulièrement remises à jour, mais aussi d’appréhender la perception que cet acteur a de ses territoires, ainsi que l'image qu'il cherche à en donner. Il pourra être intéressant de compléter cette approche par la consultation du Cahier du label 2013 édité par l'association. Celui-ci dresse un premier panorama des projets labellisés. Il est consultable sous sa forme virtuelle sur le site de l'association : http://www.euralens.org/labellisation/cahiers-du-label.html

 

 

Document 1. Les collectivités adhérentes d’Euralens (source : site internet d’Euralens, http://www.euralens.org/grands-projets/euralens-centralite)

Document 2. Carte des projets labellisés par Euralens issue de Cahier du label 2013 (source : site internet d'Euralens, http://www.euralens.org/labellisation/cahiers-du-label.html pages 12-13)

Document 3. Euralens dans l'Europe du Nord-Ouest (source : site internet d'Euralens, http://www.euralens.org/cartes.html)

Document 4. Dessertes ferroviaires à grande vitesse (source : site internet d'Euralens, http://www.euralens.org/cartes.html)

Document 5. Le projet énergétique de Jeremy Rifkin bienvenu chez les ch’tis. Article de Stéphanie Maurice publié sur le site web du quotidien Libération le 25/10/2013 (source : site internet de Libération, http://www.liberation.fr/economie/2013/10/25/le-projet-energetique-de-jeremy-rifkin-bienvenu-chez-les-ch-tis_942521)


 

1Pour une mise en perspective des territoires subis / territoires choisis à l'échelle de la France, se reporter au compte-rendu de l'intervention de F. Louveaux sur la géographie de la France disponible sur le site académique : http://lettres-histoire.discipline.ac-lille.fr/BacPro/histoire-geographie-education-civique/sequences-dhistoire-de-geographie-et-deducation-civique/geographie/terminale/apports-scientifiques/enseigner-la-geographie-de-la-france

2Pour une mise en perspective des territoires subis / territoires choisis à l'échelle de la France, se reporter au compte-rendu de l'intervention de F. Louveaux sur la géographie de la France disponible sur le site académique : http://lettres-histoire.discipline.ac-lille.fr/BacPro/histoire-geographie-education-civique/sequences-dhistoire-de-geographie-et-deducation-civique/geographie/terminale/apports-scientifiques/enseigner-la-geographie-de-la-france

Euralens, un acteur de l'aménagement des territoires

 

 

Acteurs de l'aménagement des territoires

Notice d'accompagnement

 

Présentation

 

 

Euralens est une association de type loi 1901 créée en 2009 dans le but d'envisager la mise en place de projets d'aménagement du territoire en lien avec l'arrivée du musée du Louvre à Lens. Elle est présidée depuis sa création par Daniel Percheron, Président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. L’objectif d’Euralens est de prendre appui sur la nouvelle centralité lensoise induite par la construction du Louvre-Lens pour réorienter un territoire dans lequel les héritages de la première révolution industrielle sont prégnants. Le logo d'Euralens illustre cette ambition de passer d'un territoire « noir » à une trame verte et bleue.

Comme toute association, Euralens compte des adhérents. L’association opère une distinction entre partenaires et membres. Parmi les premiers, on compte :

 

- La région Nord-Pas-de-Calais : composée des départements du Nord et du Pas-de-Calais, cet adhérent fait partie des partenaires historiques de l’association. Depuis 2001, son Président en est Daniel Percheron.

 

                - Le département du Pas de Calais

 

                          - La CALL : Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin constituée de 36 communes et peuplée de 244 650 habitants.

 

 

                - La CAHC : Communauté d'Agglomération d'Hénin-Carvin constituée de 14 communes et peuplée de 125 313 habitants.

 

              - Artois Comm : Communauté d'Agglomération de Béthune-Bruay-La Buissière constituée de 59 communes et peuplée de 210 000   habitants.

 

              - La CCI d'Artois : Chambre de Commerce et d'Industrie d'Artois.

 

Les membres d'Euralens forment une catégorie hétérogène. On y trouve :

 

- Des intercommunalités : Communauté Urbaine d'Arras, Communauté d'Agglomérations du Douaisis.

 

- Des communes adhérentes de la centralité lensoise : Lens, Liévin, Loos-en-Gohelle.

 

- D'autres communes adhérentes : Béthune, Hénin-Beaumont, Avion, Carvin, Harnes, Bully-les-mines, Mericourt, Courriéres, Montigny-en-Gohelle, Sallaumines, Oignies, Rouvroy, Libercourt, Wingles, Mazingarbe, Leforest, Noyelle-sous-Lens, Fouquières-les-Lens, Sains-en-Gohelle, Courcelle-les-Lens, Dourges, Loison-sous-Lens, Aix-Noulette, Meurchin, Hulluch, Pont-à-Vendin, Eleu dit Leauwette, Souchez, Givenchy-en-Gohelle, Benifontaine.

 

- Des organismes publics : le Louvre, la CCI d'Artois (Chambre de Commerce et d'Industrie d'Artois),la caisse des dépôts, le comité régional du tourisme Nord-Pas de Calais, la chambre des métiers et de l'artisanat de la région Nord-Pas de Calais, la S.N.C.F, le syndicat mixte des transports Artois-Gohelle, le centre hospitalier de Lens, l'Université d'Artois, le lycée Béhal de Lens, la maison de l'emploi Lens-Liévin-Hénin-Carvin.

 

- Des bailleurs sociaux : maisons et cités, Pas de Calais habitat, SIA habitat, ICF Nord-est.

 

- Des organismes et associations : la Mission Bassin Minier, l'office de tourisme et du patrimoine de Lens-Liévin, l'aire métropolitaine de Lille, Culture commune, l'association Louvre-Lens, ACOM (association des communes minières), la vie active, le Racing Club de Lens.

 

- Des mécènes du Louvre-Lens : la Caisse d'Epargne, Dalkia, le Crédit Agricole Nord de France.

 

Tous les adhérents de l'association contribuent au financement de celle-ci selon des montants variables. Il est à noter que la contribution des partenaires est sensiblement plus élevée que celle des membres. L'Etat, par ailleurs, est, par le biais de la sous-préfecture de Lens, un interlocuteur privilégié de l'association.

 

 

Les 3 communautés d'agglomérations membres d'Euralens.

Source : Euralens.

 

Il est à noter que depuis le 01 janvier 2014, la CCNE (Communauté de Communes de Noeux et des Environs) a fusionné avec la communauté d’agglomération d'Artois Com et, de ce fait, est intégrée au périmètre d'Euralens.

 

Le territoire du versant occidental de l'ancien bassin minier est caractérisé par un fort morcellement de la gouvernance. La création d'Euralens entend pallier les difficultés d'actions liées à ce morcellement. L'objectif affiché de l'association Euralens est de promouvoir des projets en relation avec l'arrivée du Louvre à Lens. Son ambition est de favoriser la mise en place d'une dynamique nouvelle en utilisant les enseignements de précédents identifiés, tel le cas du musée Guggenheim de Bilbao par exemple.

La stratégie d'Euralens repose sur trois axes :

- l'instauration d'un espace de débat autour du devenir des territoires concernés par l'association,

- la recherche d'une amélioration des projets portés par les acteurs,

- la mise en place d'une démarche associant des acteurs à différentes échelles : région, département, communautés d'agglomérations, communes.

 

La spécificité d'Euralens est d'être une structure associative qui cherche à mettre en présence des acteurs du développement de ses territoires, les conseille, les accompagne mais ne dispose pas de pouvoirs décisionnels. Suite à un processus qui repose sur quatre étapes, l'association labellise des projets en veillant à ce que ceux-ci respectent des critères qui, selon elle, correspondent aux enjeux du territoire. L'octroi d'un label permet à l'organisme qui en bénéficie d'être accompagné par des services d'ingénierie. Que ceux-ci soient internes à Euralens ou externes (région, mission bassin minier), ils vont accompagner l’adhérent tant au niveau du montage du projet que de la recherche de financement. Etre labellisé constitue donc une reconnaissance qui rend plus lisible le projet aux yeux d’autres acteurs (le Département ou la Région par exemple). Cinq critères sont privilégiés dans la délivrance ou le refus du label :

 

- l’association de la population locale et des acteurs locaux aux projets de développement de leurs territoires,

- la conformité des projets avec une logique de développement durable,

- le respect d'un certain niveau d'exigence en termes d'ambition et d'innovation des projets portés,

- la mise en valeur ou la préservation du patrimoine perçu,

- le développement économique du territoire que le projet pourrait induire.

 

Cette labellisation concerne les projets portés par les adhérents de l'association. Les projets labellisés peuvent être aussi bien des réalisations matérielles (aménagements urbains et paysagers) qu'immatérielles (actions culturelles).

 

Place dans le programme

 

Classe de terminale : La France dans l’Union européenne.

 

 

On peut travailler cet acteur dans une séquence dédiée au sujet d’étude : Acteurs et enjeux de l’aménagement des territoires français

 

Il ne s’agit pas de traiter l’historique de l’aménagement du territoire en France.

En s’appuyant sur l’étude d’exemples d’aménagements, on fait apparaître la complexité des enjeux de l’aménagement des territoires aujourd’hui (compétitivité des territoires, équité territoriale, gestion durable). On identifie le rôle des acteurs, en particulier les collectivités territoriales, l’Etat, l’Union européenne.

 

L'approche

 

Dans le cadre du sujet d'étude Acteurs et enjeux de l’aménagement des territoires français, on pourrait envisager en classe l'étude de l'implantation du Louvre-Lens en tant que situation (un aménagement dans une communauté de communes). Parmi les conséquences spatiales de l'implantation de cet équipement culturel, on peut aborder Euralens en tant que forme de gouvernance originale pour accompagner un processus de mutation que l’implantation du Louvre est sensée initier. En effet, si le Louvre-Lens n’est pas un aménagement impulsé par Euralens, les deux entités sont pourtant très liées (y compris au niveau de leur proximité géographique). Dans cette séance liée à une étude de cas, après une première problématique englobant les raisons possibles de la venue d’un musée du Louvre à Lens, on peut aborder la question des motivations qui ont poussé différents acteurs à créer une forme de gouvernance nouvelle. A quels besoins cela correspondait-il ? Qui adhère à cette association ? Avec quels objectifs à courts, moyens et longs termes ? Qu’y fait-on ? Comment cet acteur nouveau envisage-t-il sa communication et par là même sa lisibilité sur le territoire ? Plus globalement, est-il pertinent de souhaiter développer une centralité au sud de Lille ? Quels sont les enjeux réels de cette volonté revendiquée de faire de Lens le centre d'un pôle métropolitain futur ? A contrario, fusionner Lille et Lens peut-il être pertinent pour peser dans la mondialisation ? Ce scénario serait-il comparable avec celui dans lequel Lille a intégré d' autres agglomérations comme Roubaix ou Tourcoing ?

Par cette étude, on montre que l’implantation du Louvre entraîne des conséquences spatiales voulues par des acteurs multiples (Europe, Etat, Région…) mais aussi l’émergence de nouvelles formes de gouvernance. Cela permet d’aborder le principe des interactions plurielles entre acteurs et territoires.

Une première approche avec les élèves pourrait être d’analyser les choix opérés en termes de communication par le biais du logo et du nom de l’association (document n°1). Quelle interprétation peut-on donner au niveau du choix des couleurs retenues ? Au niveau des formes ? Quelles connotations sont contenues dans le nom de cette association ? Quel précédent cherche t-on à reproduire ? Comment envisage-t-on son action d’après ce qu’elle dit d’elle ? Dans un second temps, il pourrait être utile d’interroger la présentation des membres d’Euralens en observant qui fait partie de cette association, avec quel statut mais aussi dans quelle catégorie ils figurent (partenaires ou membres) et quelle place ils occupent sur la page de présentation (document n°2). Ce document serait à étudier en parallèle avec la carte des collectivités adhérentes à Euralens (document n°3) pour croiser les informations et faire constater que les membres de cette association n’y ont pas tous la même place. L’étude de la page consacrée à la labellisation permettrait, en outre, de constater les choix opérés par l’association pour accompagner les transformations du territoire (document n°4). Ces choix sont-ils ceux perçus par les élèves comme étant prioritaires ? Quels autres choix seraient possibles ? Enfin la carte des projets déjà labellisés (document n°5) permet de confirmer les disparités de dynamique déjà observées grâce à la carte des collectivités adhérentes et donc d’insister sur un mode de fonctionnement à vitesses variables.

 

Pistes de réflexion

 

La venue du Louvre à Lens correspond à une tentative de reproduction d’un précédent perçu comme pouvant avoir valeur de modèle : celui de la transformation de Bilbao par le biais de l’implantation du musée Guggenheim. Comme pour le bassin minier, la région de Bilbao a été touchée dans les années 1980 par un déclin des secteurs d’activités traditionnels. Ces difficultés entraînent alors des disparitions d’emplois et génère des formes d’exclusion sociale. Les acteurs chargés de la gouvernance de Bilbao vont, dès lors, chercher à mettre en place une stratégie de réorientation économique.

Des points communs existent donc entre la situation de départ de ces deux territoires, ce qui a pu motiver le projet d’employer, à Lens, un grand équipement culturel comme levier d’une reconversion fonctionnelle.

Cet objectif de mutation a sollicité à Bilbao des acteurs opérant à trois échelles différentes :

- Nationale : l’Etat a financé des infrastructures comme l’aéroport ou la transformation du système ferroviaire ;

- Régionale et départementale (gouvernement basque et diputación de Biscaye) : ces deux acteurs se sont associés pour financer le musée Guggenheim, le palais Euskaldunak et le métro ;

- Locale : la municipalité a cédé les terrains qui allaient accueillir les aménagements envisagés.

 

Outre ces acteurs préexistants, la transformation de Bilbao s’est appuyée sur la création de deux structures :

- Metropoli 30 qui est une association créée en 1991 regroupant mairie, diputación (la Diputación Provincial ou Députation provinciale est l'institution responsable de l'administration d'une province espagnole) et gouvernement basque ainsi qu’acteurs privés. Elle avait pour prérogative la communication et l’évaluation des actions entreprises ;

- Ria 2000 créée à l’initiative du ministère des travaux publics. Il s’agit d’une société anonyme à capital public. L’Etat et les collectivités territoriales y travaillent alors de concert à la coordination du processus de revitalisation de la ville.

Même si les situations ne sont pas comparables, on peut voir que la transformation de Bilbao, comme celle de Lens, passe par la création de structures de développement spécifiques qui complètent, voire se substituent parfois aux acteurs traditionnels.

Pourtant, l’implantation du musée Guggenheim n’est pas, comme pour le Louvre-Lens, le point de départ de la stratégie de renouveau économique mais son aboutissement. L'inauguration du musée a lieu en 1997 et vient renforcer un processus de transformation déjà amorcé dans le domaine des transports, du logement et de l’hôtellerie. L’implantation du musée Guggenheim avait certes pour but d’attirer des flux touristiques mais aussi d’émettre un message fort en terme de changement d’image de la ville. Les touristes attirés par ce lieu prestigieux découvraient par la même occasion, une ville dont la rénovation était déjà entamée. C’est là que la comparaison entre Bilbao et Lens met en avant des différences de stratégie des acteurs. Bilbao s’est doté de structures gouvernementales nouvelles, a œuvré pour la rénovation de la ville puis a accueilli le Musée Guggenheim. Lens et ses acteurs ont à gérer dans la quasi simultanéité l’accueil d’un grand musée, la création d’une nouvelle forme de gouvernance et la transformation du territoire.

De ce constat, on peut faire émerger avec les élèves des questionnements concrets en rapport avec ces choix de stratégie. Où accueille-t-on, pour l’instant les touristes étrangers venus visiter le Louvre-Lens ? Mis à part le Louvre-Lens et son périmètre proche, quels sont les signes forts d’une transformation urbaine ?

Par ailleurs, Bilbao, par sa localisation en Espagne, engendre des représentations auxquelles Lens ne peut prétendre. Le bassin minier doit vaincre, pour capter certains flux touristiques, des images qui desservent son attractivité potentielle sans avoir toujours les mêmes avantages que Bilbao (ensoleillement notamment).

 

 

La structure associative d’Euralens accueille des acteurs multiples et englobe un périmètre vaste. On peut dès lors se poser la question des équilibres au sein des partenaires que sont par exemple les trois communautés d’agglomération. L’analyse de la carte des projets labellisés montre des inégalités au niveau de la localisation des réalisations. En effet, on constate une surreprésentation des projets portés par les communautés d’agglomération de Lens-Liévin et d’Hénin-Carvin par rapport à ceux d’Artois Com. Se pose dès lors la question du poids respectifs des acteurs privilégiés que représentent les partenaires d’Euralens. La communauté d’agglomération Artois Com a rejoint l’association Euralens en 2012 ce qui explique, en partie, un certain décalage. Cependant, on peut se poser la question de la place de cette communauté d’agglomération au sein d’Euralens alors qu’elle n’est que partiellement concernée par des problématiques liées au bassin minier (des communes comme Richebourg ou La Couture par exemple sont ainsi fortement polarisées par la métropole lilloise). On pourrait d’ailleurs se poser la question des limites de cette polarisation lensoise : la dynamique de transformation est-elle suffisamment fédératrice pour assurer la cohésion à terme de ces territoires ?

 

Euralens représente un acteur supplémentaire sur ce périmètre, que cette association entend accompagner dans sa transformation. Sa structure associative de gouvernance est unique en France et reprend des principes issus de l’aménagement de Bilbao. Cependant on peut se poser la question de la pertinence d’une inflation d’acteurs pour gouverner ces territoires. La multiplication des structures agissant à différentes échelles est-elle un atout pour la transformation recherchée ? Dans une période de remise en cause de l’existence de certains échelons de gouvernance (départements) la lisibilité par la population d’une structure comme Euralens est-elle aisée ? Euralens peut aussi être interrogée sous l'angle de la démocratie : quel poids et quelles prises ont les électeurs sur cette structure ? Son existence doit-elle être pérennisée dans le temps où est-elle amenée à céder la place à d’autres structures ?

 

Proposition de corpus documentaire

 

 

Document 1. Le logo d’Euralens (source : site internet d’Euralens, http://www.euralens.org/fileadmin/user_upload/Divers/Presse/Euralens_QUADRI)

 

Document 2. Page de présentation des membres d’Euralens (source : site internet d’Euralens,http://www.euralens.org/qui-sommes-nous.html)

 

Document 3. Les collectivités adhérentes d’Euralens (source : site internet d’Euralens, http://www.euralens.org/grands-projets/euralens-centralite)

 

Document 4. Les mécanismes et objectifs de la labellisation (source : site internet d’Euralens, http://www.euralens.org/labellisation/presentation.html)

 

Document 5. Carte des treize premières labellisations (source : site internet d’Euralens, http://www.euralens.org/labellisation/carte-des-projets.html)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prospective : de l’ingénierie territoriale à la pédagogie scolaire

Le site Géoconfluences revient sur la pratique de la géoprospective, depuis ses origines institutionnelles jusqu'à son application pédagogique.

Sur le site Géoconfluences, Stéphane Cordobes publie un dossier qui revient sur 50 ans de pratiques de la géoprospective, à l'occasion de l'ouverture du portail "Géographie et prospective" de l'IFÉ et du CGET

"Née avec l'aménagement du territoire, la prospective territoriale fut longtemps une prérogative de l’État. Avec la décentralisation et la culture du projet, elle est devenue une ingénierie plébiscitée par les collectivités et acteurs territoriaux. Sa transposition dans le domaine scolaire marquera une nouvelle étape du foisonnement fertile qu’elle connaît depuis quelques années. La géographie prospective appliquée à la pédagogie scolaire, intéressante par son apport dans les classes et pour préparer les citoyens de demain, est aussi riche d'enseignements pour les territoires : elle souligne la parenté largement négligée entre démarche prospective et processus d’apprentissage."

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/programmes/outils/prospective-ingenierie-pedagogie

Espace réservé
Pour accéder à l'espace réservé, cliquez sur "Se connecter" en haut de la page d'accueil puis connectez-vous à l'aide de vos codes d'accès.
Si vous êtes enseignant-e de l’académie de Lille, vos codes d'accès vous ont été envoyés par mail.
Si vous vous connectez depuis une autre académie ou si vous avez égaré votre identifiant ou votre mot de passe, cliquez sur "Recevoir des codes d’accès".
Mots clés
Le portail national Histoire-géographie

eduscol histoire géographie

Actualités du portail national HG

Le site de la mission du centenaire

14 - 18 se signale par la richesse de ses analyses scientifiques et de ses apports documentaires et didactiques.

Les mini-sites du Louvre sont réalisés à l'occasion d'expositions (telle celle consacrée à Léonard de Vinci), ou d'événements forts du musée. Regroupant des textes, des documents iconographiques, des pistes pédagogiques, ils permettent d'aborder les grands thèmes de l'histoire de l'art et de l'archéologie.


Le site Ado Justice délivre des informations accessibles aux jeunes élèves. Une aide pour le thème d'éducation civique de 1ère, Le citoyen et la justice.

le site du PNP Lettres

livre et numérique

Mission centenaire 14 - 18

La Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale a pour objectif de préparer et de mettre en œuvre, entre 2014 et 2018, le programme commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale.  Le site dédié informe sur la mission centenaire selon trois axes : « Vivre le centenaire », « Découvrir le centenaire » et « Comprendre le centenaire ».

null